- J’aurais voulu être égyptien - Alaa El Aswany
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J’aurais voulu être égyptien…« J’ai choisi de mettre ces mots en exergue parce que, de mon point de vue, ils sont ce que j’ai entendu de plus inepte de toute ma vie. ». Dès les premiers mots, le titre apparemment flatteur du recueil devient provocateur. Attention ! Ces paroles ne sont pas celles de l’auteur, mais bien celles d’un personnage qu’El Aswany lui-même décrit comme « une personne extravagante, déséquilibrée ». A cause de l’amalgame que font certains lecteurs entre l’imaginaire de l’auteur et la réalité des ses convictions, cette première nouvelle (initialement, un roman) a bien failli ne jamais être publiée. C’est dire si son écriture est vivante. Le (...)
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- Apple App store : explications d’un succès
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L’iphone (et son petit cousin baladeur l’Ipod Touch) sont à la mode. On en croise partout, ils nous envahissent à la télévision, dans le métro, dans les magasines...bref, l’overdose est proche. Dans ce contexte, est-il nécessaire d’en rajouter une couche ? Avec les bons résultats de la version 3G, et malgré des parts de marché encore relativement faibles - tout le monde ne peut pas se payer un tel téléphone, et surtout les forfaits qui vont avec -, on peut dire qu’Apple a réussi son incursion dans le monde du mobile.
Mais, et c’est peut-être encore plus intéressant, ils ont au passage inventé un nouveau moyen de gagner de l’argent via la vente (...)
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- Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer ?
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Bouba et Vieux vivent dans un modeste appartement du Carré Saint-Louis à Montréal. Bouba (alias Roland Désir) passe son temps à philosopher et à lire le Coran quand il n’est pas en train de dormir. Vieux (alias Dany Laferrière) écrit un roman sur ses fantasmes, tout en multipliant des aventures sexuelles avec des jeunes Blanches de Westmount. Que ce soit Miz Littérature, Miz Suicide ou Miz Sophisticated Lady, elles ont toutes en commun d’être issues de la haute société canadienne et surtout, elles préfèrent les Noirs !
Armé de sa Remington 22 (sa machine à écrire), le narrateur fait claquer les mots. C’est sans ambages qu’il nous plonge dans un univers (...)
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- Duplicity
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La première tentation serait de balayer Duplicity du revers de la main ; cela donnerait, à peu près : "petit objet assez laid, qui tente un croisement entre film d’arnaque cool et thriller d’espionnage sans posséder ni l’élégance nécessaire au premier genre, ni la maîtrise scénaristique inhérente au second".
Et c’est vrai qu’il n’est pas très beau, ce film, depuis son générique au ralenti sous la pluie jusqu’à ses scènes "carte postale" éclairées comme des pubs pour du café italien. Julia Roberts et Clive Owen, qui jouent deux espions embarqués dans une complexe histoire de rivalité entre firmes cosmétiques, sont presque transparents - ce qui constitue en soit (...)
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- Slumdog et la fierté indienne
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Etant fils d’un indien, peu amateur de film de Bollywood (mais en ayant vu assez pour savoir de quoi cela retourne), j’ai été frappé par les réactions qu’a suscité le film de Danny Boyle. Autant en Occident que sur le sous-continent. Tout d’abord, ce fort engouement occidental pour cette histoire indienne m’a étonné. Slumdog Millionnaire joue beaucoup sur les normes du cinéma indien : une histoire d’amour à l’eau de rose, une ascension fulgurante, des gentils, des méchants, tout ça sous le sceau du destin... Bienvenue dans le cinéma indien ! Ce n’est pas un hasard si le film est tiré d’un roman d’un diplomate indien, Vikas Swarup. Beaucoup de diplomates (...)
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- Jojo le magnifique
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Il y a des artistes à qui l’on pardonnerait tout . Ou presque. Comme l’article qui suit est un débordement élogieux, un foisonnement de compliments à l’adresse de ce merveilleux (en)chanteur qu’est Jonathan Richman, on se permet quand même un petit coup de gueule pour commencer.
Passe encore la "maniaco-dépressive" qu’on nous inflige en première partie de concert. Le public est tellement excité à l’idée de rencontrer Jonathan qu’il applaudit poliment à la soupe de cette jeune inconnue venue d’allemagne.
En revanche, un concert qui se termine à dix heures...non ! On ne peut tolérer ça de Jonathan Richman tellement il nous parait un fêtard invétéré, un (...)
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- Dear Science (TV on the Radio)
(250)
Tv on the radio, c’est typiquement le groupe que j’ai longtemps admiré sans jamais beaucoup l’écouter. Desperate Youth, Thirsty Babes et Return to the Cookie Mountain, leurs deux premiers albums, sont bien quelque part dans ma discothèque ; mais à l’exception de quelques excellentes chansons, ils restent pour moi des objets étranges, mystérieux et finalement plutôt intimidants. Pas qu’ils soient mauvais, au contraire, plutôt d’une virtuosité un peu froide, qui fait qu’on a plus envie de les aimer que de les entendre.
Leur nouvel album, dont le titre sonne comme une déclaration d’amour à la rationalité , vient pourtant de changer tout ça. Les (...)
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- Bioshock
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De l’eau, un cadavre, des poissons, une petite soeur. Bioshock.
Bioshock a été unanimement encensé l’année dernière, y compris dans la presse généraliste et par ceux qui ne s’intéressent que de loin au monde du jeu-vidéo. Un scénario brassant des thèmes plus philosophiques que l’ordinaire du jeu d’action (la philosophie positiviste, les luttes sociales, la place de l’homme dans l’histoire, la prédétermination), une esthétique flamboyante, et voilà tout le monde qui se réveille : « oui, le jeu-vidéo peut-être intéressant, peut-être même artistique, regardez Bioshock ».
Nous repousserons le débat – un peu stérile – des rapports de l’art avec le jeu-vidéo à plus (...)
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- Clangour (Sin Fang Bous)
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"We make something new out of things lost"
Sindri Már Sigfússon a pris son temps. À 26 ans, il a voulu présenter une autre facette de lui, se faire un cadeau, et mener une recherche dans le domaine de la pop. Si l’on entend bien du Seabear (son principal projet) dans cet album, on n’entend pas que ça, et l’on s’aventure dans des terres proches d’Animal Collective voire de Pink Floyd, des territoires où les chamanes battent des rythmes à vous faire entrer en transe, où les instruments ne sont pas ceux que l’on connaît, où les voix vous transportent.
Une carte du monde de Sin Fang Bous
Sur une pochette d’une grande richesse, Sin Fang Bous se présente (...)
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- L’héritage nu
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Aharon Appelfeld est un écrivain israélien né en 1932 à Czernowitz en Bucovine. Survivant de la Shoah, il estime qu’il porte en lui un héritage, celui du judaïsme européen. Dans l’héritage nu, il explique que les juifs d’Europe, dans leur souci d’« assimilation » dans le monde occidental, avaient rejeté leur propre culture avant la guerre. Pour Aharon Appelfeld, rejeter cet héritage équivaut à un rejet de soi, à un suicide, et pour lui la Shoah n’est rien d’autre qu’une punition de ce même rejet. En effet, aussi paradoxal que cela puisse paraître, c’est Satan (comprenez les Nazis) qui a ramené les juifs dits « assimilés » vers leur propre culture, en leur (...)
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