CONNEXION

Jeremy Jay à la Marquise

par almond

Le 10 Mars 2009


Mardi 3 mars Jeremy Jay passait à la Marquise, péniche des quais du rhône, pour défendre son nouvel album Slow Dance.

Comme le nom l'indique, Slow Dance n'est pas un album pour pogoteurs ou fans hystériques de Marcel et son orchestre. Ici, la pose glamour est de mise. Du khôle sous les yeux, moulé dans un pull rose, le bassiste annonce la couleur en se trémoussant comme une gamine de douze ans qui découvre la masturbation. Le batteur métronomique est clairement là pour faire son travail. Seul français du groupe, il avouera n'avoir eu qu'un mois pour maîtriser les morceau. Il n'empêche que rien ne dépasse. Ces pop songs eighties sont tirées à quatre épingles, et bizarrement, celui qui semble le plus mal à l'aise, le moins à sa place, c'est encore Jérémy.

On le connaissait folksinger, fan des fifties et du doo wop à la Jonathan Richman et ce tournant new wave pourrait étonner. Le bassiste du groupe, Derek, explique ce saut musical de trente ans avec persuasion : " Ce qui est génial avec le vingt et unième siècle, c'est que l'on peut revisiter chacune des décennies précédentes et balayer cinquante ans de rock en une heure de set". On comprend dès lors pourquoi Jérémy a troqué si facilement Buddy Holly contre Robert Smith. Derek poursuit : "personnellement, j'adore la musique des années 80, car je suis né avec, les premiers groupes que j'ai entendu, étaient les new Order et les cures. Pour cause : avant je n'étais pas né". Ca tombe sous le sens...

Le son du groupe évoque les Smith, même si certains les compare plutôt aux Talking Heads. La voix sobre et sombre de jérémy ressemble parfois à s'y méprendre à celle de Morissey . Dans les moments extrêmes, elle devient froide et gutturale, comme celle d'un Ian curtis sans les soubresauts de la folie. Elle n'évoque en rien les exubérances du grand David Byrne qui semble gargariser dans la bouche de n'importe qui en ce moment.

Jérémy Jay en trio c'est peut-être pas aussi récréatif qu'on le croirait, mais ça fait quand même du bien, pour commencer, à tout ceux qui en ont marre de subir les regards méprisants de soi disant "mélomanes", pour avoir avoué leur attachement aux années quatre vingt.

Depuis quelques années, cette décennie cesse d'être maudite, car on l'assume. Fini le mythe selon lequel les eighties n'ont rien apporté de bien musicalement parlant. Fini le dégoût des synthés et autres saxophone. Désormais, il y a deux écoles. Ceux qui, d'un côté, singent le glam en couinant à qui mieux mieux (donnons pour exemple les sympathiques Fancy qui assurent le show de manière impressionante) . De l'autre côté, les petits descendants de Cure ou Joy Division.

C'est plutôt dans cette catégorie que jouait Jérémy Jay, le 3 mars dernier. Les nappes sémiotiques de synthé replongeaient tous les vingtenaires dans le ventre de leurs mères, une simili oreille collée contre la paroie de l'abdomène, et on a envie de sortiiir tous les soirs pour écouter de bons groupes comme celui là, retrouver nos premières sencations musicales, nos premiers émois...

Pour conclure, écoutez les faux kitchs, les vrais crooneurs, les hommes séduisants à la chris Isaak , écoutez Jérémy Jay !

almond

2 commentaires

udobre a dit:

Le 16 Décembre 2019

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Abigail a dit:

Le 9 Décembre 2019

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