- Jojo le magnifique
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Il y a des artistes à qui l’on pardonnerait tout . Ou presque. Comme l’article qui suit est un débordement élogieux, un foisonnement de compliments à l’adresse de ce merveilleux (en)chanteur qu’est Jonathan Richman, on se permet quand même un petit coup de gueule pour commencer.
Passe encore la "maniaco-dépressive" qu’on nous inflige en première partie de concert. Le public est tellement excité à l’idée de rencontrer Jonathan qu’il applaudit poliment à la soupe de cette jeune inconnue venue d’allemagne.
En revanche, un concert qui se termine à dix heures...non ! On ne peut tolérer ça de Jonathan Richman tellement il nous parait un fêtard invétéré, un (...)
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- Dear Science (TV on the Radio)
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Tv on the radio, c’est typiquement le groupe que j’ai longtemps admiré sans jamais beaucoup l’écouter. Desperate Youth, Thirsty Babes et Return to the Cookie Mountain, leurs deux premiers albums, sont bien quelque part dans ma discothèque ; mais à l’exception de quelques excellentes chansons, ils restent pour moi des objets étranges, mystérieux et finalement plutôt intimidants. Pas qu’ils soient mauvais, au contraire, plutôt d’une virtuosité un peu froide, qui fait qu’on a plus envie de les aimer que de les entendre.
Leur nouvel album, dont le titre sonne comme une déclaration d’amour à la rationalité , vient pourtant de changer tout ça. Les (...)
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- Clangour (Sin Fang Bous)
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"We make something new out of things lost"
Sindri Már Sigfússon a pris son temps. À 26 ans, il a voulu présenter une autre facette de lui, se faire un cadeau, et mener une recherche dans le domaine de la pop. Si l’on entend bien du Seabear (son principal projet) dans cet album, on n’entend pas que ça, et l’on s’aventure dans des terres proches d’Animal Collective voire de Pink Floyd, des territoires où les chamanes battent des rythmes à vous faire entrer en transe, où les instruments ne sont pas ceux que l’on connaît, où les voix vous transportent.
Une carte du monde de Sin Fang Bous
Sur une pochette d’une grande richesse, Sin Fang Bous se présente (...)
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- Tonight (Franz Ferdinand)
(424)
« TONIGHT », le nouvel album des Franz Ferdinand
Lundi 26 Janvier 2009, c’est le jour de la sortie tant attendue du nouvel album de Franz Ferdinand ! A la première écoute, je dois dire que je suis très surpris. Certes, les Écossais menés par Alex Kapranos, nous avaient habitué à un rock dansant, mais là, on entend plus trop les guitares. Moi qui suis un amateur éclairé de toute musique rock que ce soit, je craignais d’ être déçu ! Et pourtant....
C’est bien le contraire que je ressens en écoutant les premiers morceaux ! Très dansant, mais très mélodique, des refrain implacables que je fredonne déjà, une sorte de machine bien huilée qui nous amène non pas (...)
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- Jeremy Jay à la Marquise
(247)
Comme le nom l’indique, Slow Dance n’est pas un album pour pogoteurs ou fans hystériques de Marcel et son orchestre. Ici, la pose glamour est de mise. Du khôle sous les yeux, moulé dans un pull rose, le bassiste annonce la couleur en se trémoussant comme une gamine de douze ans qui découvre la masturbation. Le batteur métronomique est clairement là pour faire son travail. Seul français du groupe, il avouera n’avoir eu qu’un mois pour maîtriser les morceau. Il n’empêche que rien ne dépasse. Ces pop songs eighties sont tirées à quatre épingles, et bizarrement, celui qui semble le plus mal à l’aise, le moins à sa place, c’est encore Jérémy.
On le connaissait (...)
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- Barbe-à-pop le 8 février au Sonic
(231)
Barbe-à-pop le 8 février au Sonic :
Cette soirée reste inoubliable pour les amateurs de pop. Si la tête d’affiche est crystal stilts, le deuxième groupe de la soirée, Creaky boards - c’est à dire les "vieilles planches"- a remporté tous les suffrages.
Ces quatre moustachus de brooklyn nous ont servie un doo-woop façon Beach Boys : choeurs angéliques faussement niais et clavier-joujou casio au programme. Rien de neuf,certes mais que de belles mélodies et des goûts sûrs, ce qui est déjà appréciable.
Fringant et swinguant ce combo nous fait danser sans qu’on s’en aperçoive. Le bassiste frontman et voix lead gigote dans son slim blanc et prend des allures (...)
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- A.N.I (Artificial Non Intelligence) Le retour des androïdes
(281)
Violoniste et bidouilleur M.A.O , Pierrick Monnereau a de la suite dans les idées. Il fait partie de ces artistes talentueux qui s’emparent de l’imagerie faussement kitsch des eighties pour donner un petit supplément d’âme et de couleurs à l’electro. Il qualifie lui-même sa musique de "New Wave - Dance floor", parfois sombre et intimiste (Drama), parfois enjouée et faussement naïve (Robot Party).
Il se moque avec bienveillance des grands frères de la French touch en détournant l’univers "Daft Punk" : "J’ai commencé à porter un casque sur scène, confesse-t-il, et à fantasmer sur l’esthétique "robot", mais on m’a très rapidement déconseillé de poursuivre (...)
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- Camphor and Copper
(216)
C’est à un voyage que nous convie Melissa Laveaux sur son premier « vrai » album, sorti chez No Format (elle avait autoproduit le premier). Le label lui va comme un gant, parce qu’elle ne s’embarrasse pas de limites et de styles. Pas de format ni de frontières pour ce disque riche sur lequel on suit la demoiselle au long de ses pérégrinations musicales, guidés par son incroyable feeling, avec la soul en fil conducteur.
Paysages en clé de soul
Le titre Camphor and Copper, explique l’artiste dans le livret, à été choisi pour les qualités du camphre et du cuivre, qui peuvent être des poisons comme des produits aux bienfaits reconnus, dont les qualités (...)
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- Mirror Mirror (Ghinzu)
(256)
"Mirror Mirror", c est donc le nom de ce troisième album qui est une vraie pépite, qui fait du bien aux oreilles ! Ce groupe venu de Belgique, est un pur groupe de rock comme je les aime, dans la lignée d’un Muse. De Belgique ? C’est pas très rock n’roll la Belgique ! Et bien, détrompez-vous. Les cinq membres de Ghinzu sont bien belges et nous livrent là un album grandiose, tour à tour électro, grandiloquent, aux guitares aiguisées, et au pas de charge d’une batterie qui mène la danse !
"Cold love", le premier morceau, annonce le ton, débordant d’énergie, guitares accrocheuses, rythme d’enfer, une chevauchée fantastique, au travers de pianos et autres (...)
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- Jay Reatard ou les exploits d’un demeuré
(197)
Qu’il réinvente les couleurs comme le poète de 7 ans ( son simple, Fluorescent grey), se maquille en Kiss ou joue de la batterie dans une cantoche de lycée, Jay Reatard ( soit Jay le "débile") , ne laisse pas indifférent.
A quinze ans ce petit bouli hyper actif à qui l’on a offert une guitare et un micro pour avoir la paix débute sa carrière musicale. Dès son premier opus, "children hate", il annonce la couleur. Dix ans d’activité intensive et personne ne se doutait que ce natif de Memphis deviendrait une icône du punk. Faire du punk quand on vient du Mississippi ? Tu cherche les emmerdes, Jay ? La réponse est oui, mais il arrive tout de même à (...)
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