- Duplicity
(380)
La première tentation serait de balayer Duplicity du revers de la main ; cela donnerait, à peu près : "petit objet assez laid, qui tente un croisement entre film d’arnaque cool et thriller d’espionnage sans posséder ni l’élégance nécessaire au premier genre, ni la maîtrise scénaristique inhérente au second".
Et c’est vrai qu’il n’est pas très beau, ce film, depuis son générique au ralenti sous la pluie jusqu’à ses scènes "carte postale" éclairées comme des pubs pour du café italien. Julia Roberts et Clive Owen, qui jouent deux espions embarqués dans une complexe histoire de rivalité entre firmes cosmétiques, sont presque transparents - ce qui constitue en soit (...)
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- Star Trek
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La musique est emphatique, pompeuse, mais de circonstance. Des vaisseaux spatiaux flottent sur un fond de nébuleuses. Parfois, les personnages hurlent des phrases incompréhensibles, il faut "préparer le propulseur spatial" ou régler "le transfert en trajectoire courbe". Pas de doute, nous sommes bien dans un Space Opera, en terrain connu, mais étrangement peu exploité ces derniers temps - à l’exception de la médiocre nouvelle trilogie de Star Wars.
Que l’on soit amateur de Star Trek ou pas - personnellement je n’y connaissais pas grand chose, on se retrouve rapidement pris dans l’action : en effet, J.J. Abrams, dans un geste qui ne manque pas de (...)
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- "Die Welle", "La Vague"
(660)
"Nous sommes en Allemagne, dans un Lycée tout ce qu’il y a de plus normal, en 2009, la jeunesse allemande est festive, innocente, rebelle...bref, une jeunesse comme toutes les jeunesses de notre société, et pourtant...
Ce jour là, un professeur charismatique, Rainer Wenger, aimé de tous ces jeunes, écoutant du rock, et s’habillant de tee shirts des Ramones, ou des Clash, lance un projet, sur une semaine thématique.
Il lance une grande question : "Une dictature est-elle encore possible en Allemagne de nos jours ?"
Les adolescents, lassés de se voir encore remémorer les sombres années de l’Allemagne Nazie, vont pourtant se prendre au jeu, (...)
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- Les Noces Rebelles
(247)
Réunir Leo et Kate, 11 ans après Titanic, c’était plutôt une bonne idée. Tu le sais, tout le monde te l’a déjà dit, des Inrocks à Première en passant par Chronicart, on ne va pas en rajouter. En plus d’être un peu limité, l’argument est à double tranchant. Faire l’anti-titanic, un film non spectaculaire, désespéré, traquer et éliminer toute trace de romantisme, c’est peut-être une partie du projet du film. La conséquence, tu vois, c’est qu’autant il était facile d’être ému par le destin du paquebot et du couple naufragé - en dépit de tout, même de Céline Dion -, autant l’étalage de noirceur de Revolutionary Road nous laisse plutôt froid et même un peu dégouté.
Sam (...)
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- The Wrestler
(280)
En fait, le catch, c’est super intéressant. Et moi qui pensait naïvement qu’il ne s’agissait que d’un spectacle kitsch, ultra-violent, pour téléspectateurs américains décérébrés. Le film de Darren Aronofsky aura au moins ce mérite là : me faire réaliser toute la beauté du catch, son potentiel théorique et cinématographique ; tout y est faux, tout y est joué, le spectacle de catch n’est que théâtre et mise en scène - mais avec du vrai sang et de la vraie souffrance. C’est effectivement un sujet en or, auquel The Wrestler hélas ne rend pas tout à fait justice.
Sur le fond, on n’est pas loin de Rambo : la misère du catcheur déchu, has been, qui tente une (...)
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- Hollywood : un soft power ?
(274)
HOLLYWOOD : UN SOFT POWER ?
Hollywood, ses collines, ses paysages variés et surtout son industrie cinématographique ; Hollywood est associé dans le monde entier au cinéma. Depuis le début du siècle précédent, ce quartier de Los Angeles est le lieu où se sont retrouvés les plus grands studios américains. C’est en 1910 qu’est tourné le premier film jamais réalisé à Hollywood In Old California.
Nous allons essayer de comprendre en quoi Hollywood, c’est-à-dire l’industrie cinématographique américaine, peut être considéré comme un instrument du soft power de la puissance américaine. A la lumière des explications, que nous avons données dans la première partie sur (...)
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- Entre les Murs
(320)
Enchaîner Du Côté d’Orouët de Jacques Rozier (coffret DVD chez Potemkine) et Entre les Murs, palme d’or cannoise, provoque une drôle de sensation. A priori, pas grand chose en commun entre les films de vacances doux-amers, les jeunes filles agaçantes et charmantes de Rozier, et la plongée en apnée dans une salle de classe proposée par Entre les Murs.
Pourtant, les deux œuvres partagent une certaine éthique de mise en scène : filmer au plus près des personnages, ou plutôt à la bonne distance ; jouer toujours la scène contre le scénario, l’instant contre la mécanique narrative ; faire oublier la caméra, laisser les acteurs prendre les commandes. Chez (...)
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- Appaloosa
(317)
On pensait le western complètement épuisé, has-been, disparu de nos écrans. Nous avions tort : après le très bon 3h10 pour Yuma en début d’année, winchesters, chevauchées dans le désert et duels sont de retour, avec Ed Harris devant et derrière la caméra.
Appaloosa est un patelin typique de western, avec son hôtel-saloon, ses rues poussiéreuses, et ses notables terrorisés par le mafieux du coin - Jeremy Irons, très bon. Après que celui-ci ait assassiné le shérif, deux mercenaires impitoyables (Ed Harris et Viggo Mortensen) sont engagés pour faire respecter l’ordre. Bien sûr, tout cela va être plus compliqué que prévu.
En voilà un film étrange ; à première (...)
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- Le conservatisme de Gran Torino
(305)
Au-delà de ses qualités strictement esthétiques et des émotions qu’il sait causer chez le spectateur, l’une des qualités particulières de ce film serait son histoire. Cela est vrai, sans doute. Mais de quelle histoire est-il question ? Apparemment, ce serait celle du progrès moral d’un vieil ouvrier américain à la retraite. Précisons les choses.
Pourquoi parler de « progrès moral » ? Parce que, et pour le dire en deux mots, tout au long du film, Walt Kowalski se libère progressivement de ses préjugés haineux de vieux conservateur raciste pour parvenir à un « amour universel » indifférencié de l’humanité et connaître au final une mort christique. Car quoi (...)
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- Coraline
(217)
Henry Selick est un habitué de l’animation en stop-motion, déjà auteur du superbe l’Etrange Noël de Mr Jack, de James et la pêche géante ou plus récemment de la faune marine bariolée de la Vie Aquatique.
Il porte ici à l’écran un conte fantastique pour enfants écrit par Neil Gaiman : l’histoire de Coraline, une petite fille affublée d’une imagination débordante et de parents régulièrement débordés. Suite au déménagement de la famille dans une drôle de maison isolée (Shining n’est pas loin), elle découvre un mystérieux passage souterrain. Au bout de ce corridor secret, un univers alternatif et merveilleux, avec d’autres parents, beaucoup plus dynamiques et (...)
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